Chapitre 19
CHAPITRE XVIII : L’AUDIENCE CHEZ LE CARDINAL
248 mots•2 min
D'Artagnan, malgré les avertissements de ses amis, se rendit au Palais-Cardinal pour répondre à la convocation de Son Éminence. Escorté discrètement par Athos, Porthos et Aramis qui veillaient aux sorties, le jeune Gascon entra bravement dans l'antre du lion.
Le Cardinal de Richelieu le reçut dans sa bibliothèque. L'atmosphère était pesante, chargée des secrets d'État et des machinations politiques. Richelieu, avec cette finesse qui le caractérisait, ne commença pas par des menaces, mais par des éloges. Il reconnut la valeur de d'Artagnan, son courage lors de l'affaire des ferrets et sa loyauté envers la Reine.
— Vous êtes un homme de talent, monsieur d'Artagnan, dit le Cardinal. La France a besoin de bras comme les vôtres. Pourquoi servir dans une compagnie de gardes quand vous pourriez commander sous mes ordres ?
L'offre était tentante : une lieutenance dans les gardes du Cardinal, la fortune et la protection de l'homme le plus puissant du royaume. Mais d'Artagnan, fidèle à ses amis et à son honneur de mousquetaire, déclina poliment l'offre. Il savait que servir le Cardinal signifierait trahir ceux qu'il aimait.
Richelieu, bien que déçu, ne s'emporta pas. Il laissa d'Artagnan partir, mais non sans lui adresser un avertissement voilé. Il savait désormais que le jeune homme était un adversaire de taille. D'Artagnan quitta le palais sain et sauf, retrouvant ses amis qui l'attendaient avec anxiété. Ils comprirent tous que la trêve était terminée et que le siège de La Rochelle serait le théâtre de leur prochain affrontement avec les forces de l'ombre.
📖
Fin du chapitre
Ce chapitre vous a plu ? Soutenez l'auteur !
Commentaires (0)
Connectez-vous pour commenter
Aucun commentaire pour le moment