Chapitre 15
CHAPITRE XIV : LE BAL DE L’HÔTEL DE VILLE
267 mots•2 min
Le soir du bal, l'Hôtel de Ville de Paris étincelait de mille feux. Le Roi Louis XIII, vêtu de son plus beau costume, attendait avec une impatience mêlée d'inquiétude l'arrivée de la Reine. Le Cardinal de Richelieu, un sourire sardonique aux lèvres, savourait déjà sa victoire, persuadé qu'Anne d'Autriche ne pourrait présenter les douze ferrets.
La Reine parut enfin, d'une beauté éblouissante. Elle portait sur son épaule les ferrets de diamants. Le Roi, rassuré, s'approcha d'elle, mais le Cardinal, s'interposant, lui glissa à l'oreille :
— Sire, comptez les ferrets. Je crains qu'il n'en manque deux.
Le Roi, troublé, s'exécuta. À sa grande surprise, il en compta douze. Richelieu, blême de rage, sortit alors de sa poche les deux ferrets que Milady lui avait rapportés de Londres.
— Dans ce cas, Sire, comment expliquez-vous que j'en possède deux autres ?
C'est alors que la Reine, avec un calme olympien, répondit :
— Oh ! monsieur le Cardinal, vous êtes trop généreux. Vous avez sans doute voulu m'en offrir deux de plus pour compléter ma parure. Je vous en remercie infiniment.
Le triomphe de la Reine était total. D'Artagnan, caché dans la foule, avait réussi l'impossible. Il avait remis les bijoux à Constance Bonacieux quelques minutes seulement avant l'entrée de la Reine dans la salle de bal.
Le Cardinal, humilié publiquement, dut s'incliner. Mais dans son regard brûlait une haine nouvelle. Il savait désormais qu'il avait un adversaire de taille en la personne du jeune Gascon. La guerre était déclarée, et elle ne faisait que commencer. D'Artagnan, quant à lui, ne pensait qu'à une chose : retrouver ses trois amis restés sur la route de Calais.
📖
Fin du chapitre
Ce chapitre vous a plu ? Soutenez l'auteur !
Commentaires (0)
Connectez-vous pour commenter
Aucun commentaire pour le moment