Chapitre 14
CHAPITRE XIII : LE DUC DE BUCKINGHAM
287 mots•2 min
À Londres, d'Artagnan fut reçu par le Duc de Buckingham dans son palais somptueux. Le Duc, bien que surpris par l'arrivée impromptue du jeune garde, comprit immédiatement la gravité de la situation lorsqu'il apprit le piège tendu par le Cardinal.
— Les ferrets ! s'écria Buckingham. Ils sont ici, mais je dois vous avouer une chose terrible : deux d'entre eux ont disparu. J'ai été volé lors d'un bal récent par une femme mystérieuse, une certaine Milady de Winter, que je soupçonne d'être à la solde de Richelieu.
Le Duc ne perdit pas un instant. Il fit appeler son joaillier personnel et lui ordonna de fabriquer deux copies parfaites des ferrets manquants en un temps record. Pendant ce temps, il fit fermer tous les ports d'Angleterre pour empêcher Milady de regagner la France avec les bijoux volés.
Le travail fut achevé en quelques heures. Buckingham remit les douze ferrets à d'Artagnan, ainsi qu'une lettre pour la Reine.
— Partez, d'Artagnan ! Chaque seconde compte. Prenez mes meilleurs chevaux et ne vous arrêtez pour rien au monde. Le destin d'Anne d'Autriche est entre vos mains.
D'Artagnan reprit la mer dans un navire affrété par le Duc. Le voyage de retour fut tout aussi périlleux, mais la chance semblait enfin tourner en sa faveur. Il débarqua en France et entama une course contre la montre à travers les plaines de Picardie, évitant de justesse les patrouilles du Cardinal qui quadrillaient la région.
Le bal de l'Hôtel de Ville devait avoir lieu le soir même. D'Artagnan, couvert de poussière et épuisé, entra dans Paris alors que les premières voitures de gala se dirigeaient vers le centre de la ville. Il n'avait plus qu'une idée en tête : atteindre le Louvre avant qu'il ne soit trop tard.
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Fin du chapitre
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