Chapitre 6
CHAPITRE V : LES GARDES DU CARDINAL ET LES MOUSQUETAIRES DU ROI
245 mots•2 min
Le combat contre les gardes du cardinal fut le véritable baptême du feu pour d'Artagnan. Alors que Jussac et ses hommes pensaient n'avoir affaire qu'à trois mousquetaires affaiblis, ils trouvèrent en face d'eux quatre adversaires déterminés.
D'Artagnan se jeta sur Jussac avec une fougue qui déconcerta le vieux soldat. Malgré son manque d'expérience, le jeune Gascon compensait par une agilité de tigre. Pendant ce temps, Athos, bien que blessé, tenait tête à Cahusac avec une dignité héroïque. Porthos et Aramis, de leur côté, faisaient merveille, l'un par sa force colossale, l'autre par sa précision élégante.
Le moment décisif survint quand d'Artagnan, profitant d'une fente trop longue de Jussac, lui passa son épée au travers du corps. Voyant leur chef tomber, les gardes perdirent courage. Cahusac fut désarmé par Athos, et les autres durent demander merci ou prendre la fuite.
La victoire était complète. Les quatre compagnons, désormais unis par le sang versé, ramassèrent les épées de leurs adversaires en signe de trophée. Ils regagnèrent l'hôtel de M. de Tréville d'un pas triomphal, conscients que cet acte de rébellion contre les gardes du cardinal allait faire grand bruit à la cour.
— Si je ne suis pas encore mousquetaire, dit d'Artagnan à ses nouveaux amis, au moins me voilà reçu apprenti, n'est-ce pas ?— Vous êtes mieux que cela, répondit Athos en lui serrant la main, vous êtes notre frère.
Ce fut ce jour-là que naquit la devise qui allait les rendre immortels : "Tous pour un, un pour tous !"
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Fin du chapitre
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